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Les artisans fleuristes ne baissent pas les bras face au coronavirus

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Pour répondre à la situation inédite imposée par le confinement, certains fleuristes se sont adaptés pour pouvoir honorer leurs commandes, et répondre à la demande de leurs clients réguliers. Sessile, le collectif des artisans fleuristes, les a accompagnés pour réorganiser leur modèle et continuer à exercer leur métier malgré la fermeture de leurs boutiques. Une belle leçon de ténacité et de courage qui redonne de l’espoir pour la suite.

C’est un euphémisme de dire que Marie, gérante de Maison Marguerite au Mans, a été surprise par la fermeture de sa boutique. “Les premiers temps ont été compliqués pour notre boutique : j’ai dû mettre mon personnel au chômage partiel, et j’ai dû faire face à d’énormes difficultés d’approvisionnement”, constate-t-elle. “Face au danger économique qui guettait, j’ai dû trouver des solutions très vite et réinventer mon activité“.

Ces difficultés à s’approvisionner, Laura, fondatrice de la boutique Magnolia à Antibes les a aussi connues. “J’ai dû chercher en catastrophe des producteurs locaux que je ne connaissais pas”. Avec toutefois, de nouvelles contraintes. “Alors qu’en temps normal je suis approvisionnée deux fois par semaine, je dois maintenant aller chercher mes fleurs au jour le jour”.

Pour Laura, donc, pas de coupure. “C’est une vrai marathon” soupire-t-elle. La fleuriste antiboise a dû s’organiser pour pouvoir continuer à livrer. “Mon atelier c’est ma table de jardin, et j’effectue moi-même les livraisons”. “Lorsque je ne prépare pas mes bouquets, je dois aussi communiquer pour montrer que je continue à travailler, notamment sur les réseaux sociaux”. 

Pourtant la demande est toujours bien présente. “Je pense qu’en ces temps difficiles, les gens ont besoin de se montrer qu’ils pensent les uns aux autres, qu’ils s’aiment. Les fleurs sont un bon moyen de briser la monotonie du confinement”, glisse Marie. “On sent que les gens cherchent à acheter auprès des fleuristes de proximité ; bien souvent, ils nous trouvent sur les sites mis en place par les communes pour répertorier les commerces locaux”, ajoute Laura de Magnolia.

La prise de commande par téléphone et la vente en ligne

Nous devions à tout prix montrer aux clients que nous étions toujours là pour eux”, rappelle Marie de Maison Marguerite. “J’ai commencé par prendre les commandes par téléphone, puis j’ai mis à jour ma boutique en ligne créée avec Sessile, en réalisant des bouquets spéciaux en fonction des stocks disponibles”.

Au bout d’une semaine, ce petit succès est inespéré. “J’ai dû très vite bloquer les commandes pour pouvoir honorer celles que j’avais reçues. Cette semaine, j’ai vendu 30 bouquets uniquement à distance, c’est très encourageant”. La fleuriste espère bientôt pouvoir proposer davantage de bouquets sur sa boutique en ligne. “Dans les prochains jours, si tout va bien, je devrais pouvoir proposer des pivoines” sourit-elle.

Même constat du côté d’Antibes. “Heureusement que j’ai anticipé en créant ma boutique en ligne au mois de novembre” se félicite Laura. “Aujourd’hui, les ventes en ligne me permettent de continuer à travailler même si ma boutique est fermée.

Entre soutien des fidèles et découverte d’une nouvelle clientèle 

Malgré la complexité de la situation, les fidèles ne manquent pas de manifester leur soutien. “J’ai été très surprise du soutien que nous avons reçu de nos clients réguliers. Que ce soit sur les réseaux sociaux, par téléphone, ou en passant commande sur notre boutique en ligne, leur confiance nous redonne de la motivation et le courage d’avancer”.

La clientèle de Laura, au contraire, n’est pas toujours à l’aise avec Internet. “Avec la vente en ligne, ce n’est pas tellement ma clientèle habituelle que je retrouve, mais plutôt de nouvelles personnes qui sont à la recherche de fleurs dans la région”. La fleuriste souligne que cette expérience lui aura au moins permis d’atteindre de nouveaux clients. 

Concernant la livraison, toutes les précautions sont prises pour éviter la propagation du virus. “Je n’ai pas de contact direct avec le livreur qui travaille avec moi ; je lui laisse les bouquets sur une table pour qu’il puisse les prendre. De la même manière, il laisse le bouquet sur le pas de la porte avant de sonner, puis prend ses distances” explique Marie. “Parfois, j’effectue les livraisons moi-même, mais dans ce cas, je ne sors jamais sans mon masque !”.

Préparer le déconfinement… et plus loin

Marie reste prudente à propos du déconfinement : “Je pense qu’il aura lieu en deux temps ; de toute façon, je vois mal les gens se précipiter en boutique dès la reprise”. D’où la nécessité d’habituer sa clientèle à d’autres façons d’acheter des fleurs. “En tout cas, le fait de continuer à recevoir des commandes est un signe très encourageant pour la suite, et Sessile m’a bien accompagnée dans cette démarche” ajoute-t-elle.

L’exemple de Marie et Laura donne en tout cas de l’espoir pour la suite : si les acteurs de la filière horticole unissent leurs efforts, il est possible de préserver la place du commerce de proximité dans les habitudes d’achat des Français. La digitalisation des commerce, accélérée par la fermeture des boutiques, pourrait ainsi permettre aux commerçants d’envisager leur métier sous un nouvel angle. C’est en tout cas la démarche du collectif Sessile qui entend faciliter la mise en relation des acteurs de la fleur en France, notamment en proposant aux fleuristes de s’approvisionner directement auprès des producteurs grâce à une interface dédiée, Sessile Pro. “Peut-être que cette crise est l’occasion de s’approvisionner davantage auprès des producteurs français”, selon Marie.

C’est une nouvelle opportunité qui s’offre à nous, et il ne faut absolument pas manquer le train. Et tout le monde a un rôle à jouer !” conclut Marie. 

Vous êtes fleuriste, producteur, ou acteur de la filière horticole ? Rejoignez le collectif Sessile et aidez-nous à préserver la place du commerce de proximité !

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