Journée Internationale des Droits des Femmes : tout savoir sur le 8 mars
Chaque année, le 8 mars revient avec son lot de posts, de bouquets, de messages. Parfois justes, parfois à côté. Mais avant de marquer cette journée, encore faut-il savoir ce qu’elle représente vraiment.
La Journée Internationale des Droits des Femmes n’est pas née d’une tradition commerciale. Elle est née de la rue, des usines, des revendications concrètes de femmes qui voulaient des droits. Comprendre d’où elle vient, c’est la façon la plus simple de la célébrer avec justesse.
Journée Internationale des Droits des Femmes : de quoi parle-t-on ?
Avant d’aller plus loin, un point sur les mots. Parce que la façon dont on nomme cette journée dit déjà beaucoup de la façon dont on la comprend.
Une journée de lutte, pas une fête
Le 8 mars est une journée de reconnaissance et de mobilisation. Pas une célébration légère, pas un prétexte à des promotions commerciales. C’est une journée qui rappelle que l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas acquise, et qu’elle se construit par des combats collectifs.
Ce n’est pas anodin. C’est une journée qui a du poids. Et ce poids mérite d’être connu.
« Fête de la femme », « jour de la femme » : pourquoi ces formulations posent problème
« Fête de la femme », « jour de la femme », « bonne fête des femmes » : ces expressions sont partout, notamment dans les recherches en ligne. Elles sont souvent bien intentionnées. Mais elles passent à côté de l’essentiel.
Dire « fête de la femme », c’est réduire cette journée à une célébration de genre, comme la fête des mères ou la Saint-Valentin. Or, le 8 mars ne célèbre pas les femmes comme catégorie. Il rappelle que leurs droits ont été, et sont encore, à conquérir.
La formulation juste : Journée Internationale des Droits des Femmes. Parce que c’est bien de droits qu’il s’agit.
Je trouve mon bouquet de fleurs
Histoire et origines du 8 mars
Le 8 mars ne s’est pas imposé par hasard. Il est le fruit d’un long processus qui mêle luttes ouvrières, féminisme et mobilisations internationales.
Les premières revendications au XXe siècle
Tout commence au début du XXe siècle, dans un contexte de montée des mouvements ouvriers et suffragistes. En 1910, Clara Zetkin, militante socialiste allemande, propose lors de la Conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague l’instauration d’une journée internationale des femmes. L’idée : créer un moment annuel de visibilité et de mobilisation pour les droits des travailleuses.
Les premières manifestations ont lieu dès 1911 en Allemagne, Autriche, Danemark et Suisse. En 1917, les ouvrières russes déclenchent une grève historique un 8 mars — grève qui contribuera à déclencher la Révolution de Février. La date commence à s’imposer.
La reconnaissance officielle par l’ONU en 1977
Il faudra attendre plusieurs décennies pour que la journée soit reconnue à l’échelle internationale. En 1975, l’ONU célèbre pour la première fois la Journée internationale des femmes. Deux ans plus tard, en 1977, elle est officiellement instaurée par les Nations Unies sous le nom de Journée internationale des droits de la femme.
Depuis, le 8 mars est célébré dans le monde entier, avec chaque année un thème fixé par l’ONU pour orienter les débats et les mobilisations.
Le 8 mars aujourd’hui : des combats toujours ouverts
Plus d’un siècle après les premières mobilisations, beaucoup a changé. Beaucoup reste à faire.
Égalité salariale et professionnelle
En France, les femmes gagnent en moyenne 16 % de moins que les hommes. À poste et expérience équivalents, l’écart se réduit, mais ne disparaît pas. Dans le monde, le Forum Économique Mondial estimait en 2023 qu’il faudrait encore plus d’un siècle pour atteindre la parité économique mondiale.
Le plafond de verre existe toujours. Les femmes restent sous-représentées aux postes de direction, dans les conseils d’administration, à la tête des institutions.
Violences, discriminations et parité
À l’échelle mondiale, une femme sur trois est victime de violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. En France, les chiffres des violences conjugales restent alarmants malgré les avancées législatives des dernières années.
La parité politique progresse lentement. La représentation des femmes dans les médias, la culture, les sciences reste inégale. Les stéréotypes persistent, souvent dès l’enfance.
Ce n’est pas une liste de désespoir. C’est un état des lieux honnête, qui justifie que le 8 mars continue d’exister.
Comment marquer cette journée ?
Le 8 mars n’impose rien. Il invite. Voici quelques façons d’y répondre, selon ses moyens et ses envies.
S’informer et soutenir des causes
La première façon de marquer cette journée, c’est de comprendre. Lire, écouter, regarder. Il existe des podcasts, des documentaires, des livres qui éclairent les enjeux actuels sans simplifier.
Soutenir des associations qui agissent au quotidien – lutte contre les violences, accompagnement vers l’emploi, accès à l’éducation – c’est une autre façon concrète de s’engager, au-delà du 8 mars.
Un geste concret : fleurs et mots sincères
Offrir des fleurs le 8 mars, c’est un geste qui peut avoir du sens. À condition qu’il soit accompagné de quelque chose de plus : un mot écrit, une attention sincère, une reconnaissance de ce que la personne porte et apporte.
Le mimosa est le symbole historique de cette journée. Pas par hasard : c’est la fleur de la fin de l’hiver, celle qui résiste au froid et fleurit avant les autres. Un bouquet de mimosa avec quelques mots vrais, c’est un geste qui dit quelque chose.
L’avis de Sessile.fr sur la Journée Internationale des Droits des Femmes
Chez Sessile, on pense que les gestes comptent quand ils sont ancrés dans quelque chose de réel. Offrir des fleurs le 8 mars, c’est bien. Savoir pourquoi on les offre, c’est mieux.
Cette journée mérite d’être comprise avant d’être célébrée. Et si vous voulez la marquer avec des fleurs de saison – du mimosa, des renoncules, les premières tulipes françaises – nos fleuristes de quartier composent chaque jour avec ce que le moment offre.
Associez-les à quelques mots écrits à la main. Pas parfait ni spectaculaire. Juste attentionné.
Qui sommes nous ?
Sessile lutte pour l’indépendance des artisans fleuristes sur Internet. Fondé en 2019 par 6 amis, Sessile rassemble 500 fleuristes, engagés dans la transformation de la filière et permet de faire livrer des fleurs partout en France, en Belgique et au Luxembourg. En brisant la logique de catalogue sur Internet, le réseau met en avant le savoir-faire de chaque fleuriste et contribue à faire vivre l’art floral. Les fleuristes peuvent faire vivre leur passion et conçoivent des bouquets plus créatifs car ils sont ainsi plus libres de proposer des fleurs de saison, des fleurs locales quand c’est possible.